Pietro Supino, président du conseil d’administration de Tamedia (nouveau no 2 suisse), et Pierre Lamunière (même poste mais chez Edipresse, no 3) parlent de l’avenir des groupes de presse en Suisse sur bilan.ch. On peut y lire que la taille de leur entreprise n’est pas encore assez grande, que la commision fédérale de la concurence devrait adapter ses critères, que si Tamedia lance un dominicale en Suisse romande, Edipresse et prêt pour le contrer (20 minutes vs matin bleu ça vous rappelle quelque chose?) et que la fusion des deux groupes pourrait “faire sens” mais ils préfèrent collaborer au cas par cas.
Les groupes de presse suisses ont envie d’être plus grands mais préfèrent ne pas fusionner (juste collaborer). Serait-ce pour éviter des problèmes avec la commision fédérale de la concurence?
ci-dessous, illustration provenant de bilan.ch

Les étudiants des différentes universités suisses ont jusqu’à présent peu communiqué entre eux. Mais en 2009 les choses pourraient changer. Deux étudiants en Haute Etudes internationales à Genève lancent en effet www.echanges-online.ch. Réservé aux universitaires suisses, il a pour but de servir de plateforme à qui veut publier ses propres articles académiques (mémoires, dissertations ou autres) et “échanger” ses idées.
Cela concerne aussi les journalistes. « Car on recherche aussi des reporters, » annoncent les deux étudiants. Le site comporte une rubrique d’actualité appelée Panorama. « On encourage tous les étudiants à participer au concours Reporter 2009 à l’occasion du lancement du journal online échanges ! » Le site sera lancé en janvier. Peut-être servira-t-il, à terme, de plateforme à un nombre important de journalistes en herbe.
Richard
Les groupes suisses Ringier et Edipresse ont profité des Etats généraux de la presse, lancés par le gouvernement français, pour rappeler une injustice qui leur est faite: pourquoi, depuis plus de 20 ans, Ringier et Edipresse ne peuvent-ils pas posséder des journaux français?
En effet, la loi Léotard de 1986 interdit aux éditeurs non-européens, et donc suisses y compris, de détenir plus de 20% des entreprises de presse françaises. Pourtant, la Suisse n’impose aucune limite aux groupes français, permettant ainsi à Hersant de contrôler L’Express et L’Impartial. Une absurdité?
Les présidents respectifs de Ringier et Edipresse sont intervenus fin novembre à Paris pour obtenir une révision de cette loi. Ils suggèrent à Nicolas Sarkozy d’abolir cet “archaïsme de plus” dans un paysage médiatique français déjà mal en point.
Jean-Clément Texier, expert médias, considère que la suppression de cette limitation serait d’abord “une question de principe”. De manière générale, la liberté d’investissement suisse en France est perçue favorablement. La présidence française devrait rendre sa décision d’ici la fin de l’année 2008.
Dino
- L’organisation des éditeurs suisses Verband Schweizer Presse vient de publier une étude sur la façon dont les jeunes Suisses utilisent les médias (500 adolescents entre 15 et 20 ans ont été interviewés). Voici ce qu’elle dit : Internet est le media le plus populaire suivi par la télévision. Les quotidiens gratuits arrivent en cinquième position. Les quotidiens payants sont septième. Les livres et les magazines sont relégués. L’étude coûte CHF350. Je ne s’en sais donc pas plus sur les résultats pour l’instant mais j’ai demandé à la recevoir … gratuitement (Après tout, je suis étudiant en journalisme et en Suisse). Des précisions suivront si donc en cas de bonne nouvelle.
- Une autre étude (MoneyCab) réalisée auprès de 1000 habitants et sponsorisée par le Crédit Suisse révèle que la télévision et la radio sont les médias en lesquels les Suisses font le plus confiance. Respectivement 54% et 53% des Suisses leur font confiance. Seuls 48% des Suisses font confiance à la presse quotidienne payante, 36% aux gratuits et 34% à internet. Les chiffres m’étonnent tant ils sont bas.
J’ai trouvé ces deux informations sur www.newspaperinnovation.com, ce blog que Simon (merci fiston) m’a montré et que je recommande à tout journaliste.
Richard
Le rapport annuel de la Presse Emblème Campagne (PEC) vient de sortir. Il dit que depuis décembre 2007, 95 journalistes ont payé de leur vie l’exercice de leur métier, soit 20 de moins que de décembre 2006 à décembre 2007. Les trois pays les plus dangereux pour les journalistes en 2008 ont été dans l’ordre l’Iraq (15 morts), le Mexique (9) et le Pakistan (8).
Onzième au classement mondial 2007 de Reporter Sans Frontière, la Suisse fait toujours partie des nations les plus respectueuses de la liberté de la presse. Deux points expliquent pourquoi la Suisse n’est pas mieux classée:
- Le maintien de l’article 293 du code pénal sur la publication de débats officiels secrets. Voilà ce qu’il dit : “Celui qui, sans en avoir le droit, aura livré à la publicité tout ou partie des actes, d’une instruction ou des débats d’une autorité qui sont secrets en vertu de la loi ou d’une décision prise par l’autorité dans les limites de sa compétence sera puni d’une amende.”
- La possibilité pour les tribunaux militaires de déférer et de juger des journalistes ou des civils lorsqu’il existe une atteinte au secret militaire.
Richard
Pour célébrer ses 10 ans d’existence, Le Temps édite un album exclusif de 116 pages, tiré à 25’000 exemplaires. Cette petite bible journalistique compile les moments clés de cette dernière décennie: des événements historiques, traumatisants ou oubliés mis en images de manière originale. Les abonnés du Temps recevront chez eux cet album anniversaire, comme un remerciement pour leur fidélité. Pour les autres, si l’inspiration vous manque pour Noël, vous le trouverez en kiosque à un prix raisonnable.
Dino

J’ai du relire 2 fois l’article de David Laufer sur le site CFO-news.com et regarder plusieurs autres sources pour être sûr qu’il ne s’agissait pas d’un canular. Visiblement c’est vrai, le site d’information de la ville californienne Pasadena pasedana now a des journalistes délocalisés en Inde!
L’occasion était trop belle pour lancer un deuxième sondage présent dans la colonne de droite: “Est-ce qu’Edipresse et Ringier devraient délocaliser des journalistes en Inde pour faire face à la crise des revenus publicitaires?”
Pour info, le précédent sondage “Pensez-vous qu’il est juste que Ringier licencie alor que c’est chiffres semblent bons?”, vous êtes 8 à avoir répondu “non” et 3 “sans avis” (0 “oui”),
Loïc
Après Femina Fashion en novembre 2008, Edipresse lance en cette fin d’année un nouvel hors série, Femina Deco, qui paraîtra quatre fois par an et qui sera imprimé à 28’000 exemplaires. Quand Fashion s’intéresse aux tendances de la mode, Déco sert ceux qui aiment aménager leur intérieur, le design, les tendances du moment et les plus belles réussites dans le domaine de l’habitat. Les deux sont à consommer en cent pages.
Edipresse, qui souffre économiquement comme les autres groupes de presse, semble tabler sur ses points forts : les revenus publicitaires de Femina ont été enregistré à la hausse (+12%) en 2007.
Richard
Le Courrier annonce dans cet article paru hier qu’il a reçu un don exceptionnel de CHF150’000 qui lui permettra de mieux terminer l’année 2008. Comme quoi les miracles peuvent arriver (cf le poste du 4 décembre). Ce don incroyable, dit l’article, est « le fruit de la générosité d’un couple de lecteurs attachés à l’idée que la presse indépendante doit continuer son essentiel travail d’information, à l’écart des grands groupes médiatiques et à l’abri des pressions commerciales. »
L’article, cela dit, ne se trompe pas : Sans ce don et une subvention exceptionnelle, elle aussi, de la ville de Genève (CHF100’000), le journal aurait terminé l’année sur un déficit important. Les abonnements sont en baisse (9’726 adhésions à ce jour) or ils comptent pour 80% des revenus du journal (la publicité représentant moins de 20% du budget). Une collaboratrice part l’année prochaine ; personne ne pourra être pris pour la remplacer. Pour survivre, le journal dit qu’il lui faudra rapidement repasser la barre des 10’000 abonnés.
Moi, je pense que pour survivre, le journal doit surtout améliorer sa mise en page et son site internet. Il lui faut aussi se moderniser et devenir plus dynamique afin d’attirer plus de jeunes.
Richard